3 août 2026
Aujourd'hui, le site de Cyber PolCo est en ligne. Mais ce n'est pas vraiment une histoire de site web. C'est l'histoire d'un écart : la distance qui se creuse entre la vitesse à laquelle l'Afrique centrale et australe se numérise, et notre capacité réelle à protéger ce que nous construisons. Nous avons commencé à combler cet écart à Windhoek, en Namibie, en 2024. En 2025, à Mbujimayi, dans la province du Kasaï-Oriental en République Démocratique du Congo, où, selon nos propres recherches, nous serions parmi les toutes premières entreprises de cybersécurité formellement enregistrées de la province. 🇨🇩🇳🇦
Ce n'est pas une statistique anecdotique. C'est le signe que ce secteur est encore très jeune ici, et qu'il reste énormément à faire.
Les chiffres ne trompent pas. Sur le continent, les organisations font désormais face à une moyenne de 3 153 cyberattaques par semaine, environ 60 % de plus que la moyenne mondiale, selon Check Point Research. Le rapport 2025 d'INTERPOL sur les cybermenaces en Afrique révèle que la cybercriminalité représente désormais plus de 30 % de la criminalité signalée en Afrique de l'Ouest et de l'Est, avec environ 3 milliards de dollars de pertes cumulées sur le continent depuis 2019. Seuls 3 pays africains sur 10 disposent d'un système formel de signalement des incidents.
Plus proche de nous, en décembre 2024, l'opérateur télécom public namibien a été frappé par un groupe de ransomware ayant exfiltré plus de 626 Go de données : près d'un demi-million de fichiers.
Pourquoi cela vous concerne, précisément :
👤 Si vous êtes un particulier : la RD Congo compte aujourd'hui plus de 34 millions de comptes mobile money actifs, et la Namibie a traité près de 100 millions de transactions électroniques en une seule année. Chacune de ces transactions est une cible potentielle pour la fraude et l'hameçonnage. Votre téléphone est votre banque désormais. Il mérite d'être protégé comme telle.
🏢 Si vous êtes déjà client, ou songez à le devenir : l'Afrique compte environ 7 000 professionnels certifiés en cybersécurité pour un continent de 1,4 milliard d'habitants, à peine un pour 177 000 personnes. Cette pénurie explique précisément pourquoi confier sa sécurité à un partenaire dédié, plutôt que de surcharger une équipe IT interne, n'est plus un choix de confort mais une nécessité.
🏛️ Si vous représentez une agence gouvernementale ou une institution : la RD Congo se classe actuellement 179ᵉ sur 193 pays à l'Indice de développement de l'administration électronique de l'ONU, tandis que la Namibie accélère la numérisation de 100 % de ses services publics et prépare une identité numérique nationale pour 2026. Une transformation numérique ambitieuse sans investissement sécuritaire équivalent, c'est la porte ouverte à ce que de petites failles deviennent des incidents nationaux.
🏦 Si vous évoluez dans les services financiers : avec un taux de bancarisation formelle en RDC inférieur à 10 % et le mobile money qui comble cet écart à une vitesse remarquable, les données financières de la région sont plus concentrées dans les canaux numériques, et donc plus exposées, que presque partout ailleurs sur le continent. À l'échelle mondiale, le secteur financier affiche déjà le coût moyen par violation de données le plus élevé de tous les secteurs.
Ce que nous faisons, concrètement. Nos services sont construits autour de cette réalité : consulting en cybersécurité, surveillance continue via notre SOC/MSSP, formations de sensibilisation du personnel, vérifications d'antécédents, ainsi que le déploiement Starlink et la gestion mensuelle de sites pour les entreprises exploitant une connectivité satellite sur plusieurs implantations. En ce moment même, notre équipe travaille sur deux projets phares : une plateforme numérique sur mesure pour un client du secteur touristique, et une solution axée sécurité pour un acteur du secteur de la santé, la preuve que ce travail prend une forme différente selon le secteur, mais que l'enjeu de fond reste toujours le même.
Parce que la sensibilisation est un objectif fondateur pour nous, et non une réflexion après coup, notre section Articles continuera de s'enrichir de conseils pratiques et accessibles, et nous développons actuellement un programme d'e-learning pour rendre la culture de la cybersécurité accessible à celles et ceux qui n'avaient jamais eu de raison de s'y intéresser auparavant.
Le site sur lequel vous lisez ces lignes est en ligne. Le risque que nous décrivons l'est déjà, lui aussi. La seule vraie question qui reste, c'est : quand allez-vous agir ?
Limitez le risque, maintenant. Découvrez nos services, lisez nos derniers articles, ou contactez notre équipe : nous préférons vous parler avant un incident, plutôt qu'après.